Quand l'architecture équestre devient sculpture
- Cécile Bitton Duris
- 27 févr.
- 2 min de lecture
Lorsqu'on évoque une architecture qui bouleverse les codes, un nom incontournable apparaît, Frank Gehry. Cet architecte canadien-américain a transformé notre manière de percevoir les bâtiments, en les élevant au rang de véritables sculptures. En tant qu’Architecte HMONP et architecte équestre à Rambouillet, je trouve particulièrement fascinante sa capacité à jouer avec les formes et les matériaux pour donner une identité unique à chaque projet.
Frank Gehry : l'architecte de la démesure
Frank Gehry est reconnu pour ses constructions spectaculaires, où les formes organiques et asymétriques se mélangent audacieusement. Il défie sans cesse les conventions traditionnelles et repousse les limites des matériaux.
Parmi ses créations les plus emblématiques, deux musées illustrent parfaitement son style visionnaire :
Le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles : une symphonie de courbes et de reflets en acier inoxydable qui apporte une dynamique unique au paysage urbain.
Le Musée Guggenheim de Bilbao : ce bâtiment, chef-d'œuvre de l'architecture contemporaine, a totalement réinventé la ville espagnole et attire des millions de visiteurs chaque année.
Musée Guggenheim de Bilbao
Mais qu'est-ce qui rend l’approche de Gehry si inspirante ?
Des formes en mouvement, une architecture vivante
Ce qui me fascine dans son travail, c'est cette capacité à donner vie aux bâtiments. Gehry crée des espaces où les formes ne sont pas figées, mais en mouvement, interactives. Il joue avec la fluidité des courbes, la déstructuration des volumes et l'effet des matériaux. Ce n'est pas seulement une démarche esthétique, mais une véritable quête d’interaction entre l’espace et l’humain.
Dans mes propres conceptions en tant qu’architecte équestre, j’aspire à inscrire l'architecture dans une dynamique vivante. Les formes dans l'architecture équestre ne doivent pas seulement être belles : elles doivent être fonctionnelles, intuitives et s’intégrer naturellement aux mouvements des chevaux.
Des parallèles avec l'architecture équestre ?
L’architecture équestre semble a priori éloignée de l'approche de Frank Gehry, mais certains principes de son travail trouvent des applications intéressantes dans le domaine équestre :
Un espace en interaction avec son environnement : tout comme Gehry intègre ses bâtiments dans leur contexte, je veille à ce que les infrastructures équestres respectent la nature environnante et s’y fondent harmonieusement.
Architecture équestre à Rambouillet Des volumes pensés pour le mouvement : les courbes et la fluidité des formes chez Gehry résonnent dans les espaces ouverts et lumineux que je conçois pour le confort des chevaux et des cavaliers.
L'innovation matérielle : l'utilisation de nouveaux matériaux et la recherche de textures et d'effets de lumière sont des aspects cruciaux tant pour Gehry que pour les infrastructures modernes destinées aux chevaux.
Entre audace et fonctionnalité
L’architecture équestre a longtemps été perçue comme une discipline uniquement fonctionnelle. Cependant, je suis convaincue qu’il est possible d’allier technique et esthétique pour proposer des espaces qui, tout en répondant aux besoins des chevaux, offrent aussi une expérience architecturale unique. Frank Gehry nous rappelle que l'architecture, au-delà de sa fonction, est une question d'émotion. Chaque projet raconte une histoire, et c’est cette histoire qui lui confère toute sa valeur.
Et vous, pensez-vous que l’architecture équestre pourrait elle aussi explorer de nouvelles formes et de nouveaux matériaux inspirés des grands noms de l'architecture contemporaine ?
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